Mort d'Antoinette Fouque, pionnière du mouvement féministe

Carrière de PDG
07.06 2018
Image Mort d'Antoinette Fouque, pionnière du mouvement féministe

La jeunesse d’Antoinette Fouque

C'est dans la cité phocéenne que se déroule son enfance. Antoinette Fouque (http://www.lemonde.fr) fait en premier lieu des études dans les Bouches-du-Rhône avant de choisir Paris pour étudier les Lettres. Elle est encore à l'université lorsqu'elle rencontre son mari. Marseille a vu naître cette grande militante en 1936. Le père d’Antoinette Fouque était un militant communiste.

Antoinette Fouque, éditrice et libraire

Les lecteurs ont pu découvrir de multiples auteurs grâce à la maison d’édition d’Antoinette Fouque, qui propose plus de 600 ouvrages dédiés à la pensée féminine. Toute la production littéraire féminine du moment est proposée dans sa première boutique dans le quartier de Saint-Germain-des-Prés à Paris. Lieux d’échanges où les revues et journaux demeurent à la disposition du public, les librairies montées par Antoinette Fouque restent ouvertes jusqu'à minuit. Au tout début de la décennie 70, cette femme de lettres fonde Les Editions des femmes, en même temps que les Librairies des femmes dans les 3 plus grandes villes françaises.

Enseignement et psychanalyse : lespremiers actes militants d'Antoinette Fouque

Antoinette Fouque a travaillé dans l'enseignement après avoir décroché son diplôme universitaires Lettres. Roland Barthes est son directeur de thèse. La jeune femme obtient un Diplôme d'études approfondies (DEA). A cette époque, elle côtoie Monique Wittig, romancière féministe. Elle collabore avec différentes sociétés d'édition en plus de l'enseignement. Au début des années 70, Antoinette Fouque mène des débats au sujet de la sexualité féminine aux côtés de Luce Irigaray, philosophe féministe.

Antoinette Fouque quitte le MLF lorsqu'elle s'envole pour les Etats-Unis au début de la décennie 80. Le MLF est alors en proie à des luttes internes et a de moins en moins de militantes. Avec d’autres militantes, elle enregistre le MLF comme une association, à la fin de la décennie 70. L’Alliance des femmes pour la démocratie voit le jour sous la houlette d’Antoinette Fouque lorsqu'elle rentre des USA en 1989. Elle figure parmi les militantes qui ont lancé le MLF.

Le combat d’Antoinette Fouque n'a rien à voir avec un militantisme féminin excessif, il revendique son attachement à la maternité. La théoricienne nourrit une authentique détestation pour les mots en "-isme", qui, d'après elle, réfèrent à une doctrine. Elle trouve en conséquence le mot "féminologie". Naturellement, Antoinette Fouque a pris part à quelques ouvrages collectifs ainsi qu'à de nombreux débats.